Les ministres des finances des Etats du G20 se réunissent aujourd'hui en Corée du Sud pour préparer le prochain G20 prévu le 26 juin à Toronto.
Cela va leur permettre de revoir la position européenne depuis l'annonce du plan de soutien de 750 milliards, et la mise en place des différents plans de rigueur par les Etats les plus en difficulté.
Pour ne pas compromettre les élans de reprise économique à travers le monde, ce prochain G20 va devoir proposer des mesures concrètes et rapidement applicables pour assurer une croissance réelle optimale.
Les pays de la zone Euro ont beaucoup rassuré dans leurs actions et décisions politiques d'austérité certes peu populaires mais véritablement nécessaires. A ce titre l'opinion publique européenne semble se résigner partout sur le vieux continent malgré souvent des situations déjà très tendues. Il est vrai que les marges de manoeuvre de la plupart des Etats sont très ténues, les taux d'intérêts sont au plus bas, la croissance balbutie et les finances publiques sont infâmes.
En France le moral des ménages ne cesse de se détériorer, en dépit de chiffres du chômage stables, l'idée d'austérité du gouvernement Fillon a fait son chemin dans les esprits, pour un ajustement nécessaire mais au forceps. Les allemands paraîssent d'ailleurs beaucoup plus alertes et habitués à ces sacrifices de rigueur budgétaire, mais ne tombons pas non plus dans la caricature, de français plus cigales en comparaison. Quoique !
La croissance européenne est donc plombée par le poids des dettes,mais aussi est conditionnée par une coordination indispensable des Etats dans la régulation dans la sphère financière et plus particulièrement des banques. Car les Etats ont du effacer à coups de milliards, des décennies de laisser faire en termes de produits financiers toujours plus sophistiqués, et surtout d'une impunité désormais insoutenable.
La bonne disposition d'Obama sur le sujet va pouvoir créer la base essentielle à une réforme profonde du système bancaire mondial, avec un contrôle drastique des marchés financiers.
Ces derniers jours l'Oat / Tec 10 ans a repris du poil de la bête. Descendu sous les 3 % pendant 9 jours consécutifs de cotation, il reprend timidement le chemin de la hausse, à 3,06 % depuis hier. Pour aller plus loin dans l'analyse, cet article du Figaro nous éclaire sur les écarts entre les taux longs allemands (référence européenne) et français, ces 2 nations constituant les piliers de l'Europe.
| 04/06/2010 | 3,06 | TEC_10 |
| 03/06/2010 | 3,06 | TEC_10 |
| 02/06/2010 | 2,95 | TEC_10 |
| 01/06/2010 | 2,90 | TEC_10 |
| 31/05/2010 | 2,94 | TEC_10 |
| 28/05/2010 | 2,96 | TEC_10 |
| 27/05/2010 | 2,94 | TEC_10 |
L'euribor reste dans sa pente ascendante, même si aujourd'hui la cotation fait apparaître une stabilité dans une bonne partie des maturités.
Autre remarque concernant l'Euribor 6 mois qui frôle les 1 %, niveau symbolique équivalent au taux de refinancement de la BCE, cette maturité était bien en-dessous depuis belle lurette, signe de la remontée progressive (et lente) des taux courts.
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