La gronde populaire monte de plus en plus, alors que le mot "rigueur" semble toujours exclu du vocabulaire du gouvernement français. Le bouquet de mesures d"économies budgétaire, de fonctionnement de l'Etat et de recettes fiscales accrues, ne s'inscrivent pas dans une logique de rigueur, semblent nous dire François Fillon et ses ministres, mais cela y ressemble terriblement !
La polémique autour de la mission de Mme Christine Boutin, a levé en quelque sorte un tabou au sein de l'élite française et de ses élus. Qu'ils montrent la voie en baissant leur propre salaire, comme déjà acté dans beaucoup de pays en difficulté !
La portée d'une telle décision reste somme toute symbolique, mais elle aurait (au conditionnel pour l'instant ! Sauf pour Mme Boutin merci) le mérite de mettre -pour une fois- sur un même plan des haut-fonctionnaires, des ministres, un président ?, et toute une frange de la population "populaire" de français moyens : fonctionnaires, beaucoup d'employés du privé au salaire déjà stagnant ou en baisse.
C'est la moindre des choses ! Et la solidarité nationale prendrait (toujours le conditionnel malheureusement) une dimension toute autre.
Les français peuvent s'attendre à au moins 3 années difficiles, mais il faut un sens au sacrifice. Pourquoi ne pas retrouver une unité nationale derrière cette cause juste et noble toute trouvée : résoudre la crise, faire baisser le chômage, préparer équitablement l'avenir de nos enfants.
L'idée de nation n'est pas perdue, ni uniquement l'adage des pays nordiques. La crise doit pouvoir mobiliser les énergies, créer une dynamique plus solidaire.
Pouvoir et vouloir, tout réside finalement dans ces 2 mots. Notre président au plus bas dans les sondages d'opinion n'est plus du tout en position de "pouvoir" réaliser un tel projet, même s'il le "voulait" encore plus fort que tout ce qu'il possède.
Mais n'accablons pas trop non plus notre cher président, il a au moins le mérite de faire rire, souvent.
Et surtout laissons-le concocter une bonne réforme du système bancaire avec son homologue allemande Mme Angela Merkel. L'idée d'une taxe bancaire et sur les transactions financières fait son chemin.
Le test final d'un tel projet novateur et tant attendu se déroulera en lieu et place du G20 à Toronto le 26 juin prochain.
L'Oat / Tec 10 ans semble camper sur ses positions à l'approche de la trève estivale. Autour des 3 % depuis maintenant 10 jours, l'indice n'a pas bougé depuis vendredi à 3,09 % :
| 14/06/2010 | 3,09 | TEC_10 |
| 11/06/2010 | 3,09 | TEC_10 |
| 10/06/2010 | 3,08 | TEC_10 |
| 09/06/2010 | 3,08 | TEC_10 |
| 08/05/2010 | 3,07 | TEC_10 |
| 07/05/2010 | 3,04 | TEC_10 |
L'euribor continue de remonter tout doucement par paliers. C'est à présent un fait pour l'Euribor 6 mois : il est repassé au-dessus des 1 % symbolique du taux de refinancement de la BCE depuis jeudi dernier 10 juin (1,001 % !!).
Cette date sera donc retenue, et à plus d'un titre puisque jour même de réunion mensuelle de la vénérable institution européenne, et décision de ne pas agir sur ce taux de 1 % actuel.
La pression était d'autant plus forte que la situation de nos banques ne s'améliore pas, la BCE est revenue bien malgré elle au centre de la plupart des transactions : la confiance n'est décidément pas le maître mot sur le marché interbancaire en ce moment ! La future taxe bancaire fait-elle déjà peur ?
| Euribor | % | % Var. | Date |
| 1 semaine | 0,365 | -0,545 | 14/06/10 |
| 3 mois | 0,720 | +0,1391 | 14/06/10 |
| 6 mois | 1,005 | +0,1994 | 14/06/10 |
| 1 an | 1,273 | +0,1574 | 14/06/10 |
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