L'Oat / Tec 10 ans est en léger recul aujourd'hui à 3,55 %, alors qu'il cotait hier 3,58 %.
La bourse quant à elle trouve difficilement une orientation en ce début d'année prometteuse, théâtre de toutes les bonnes résolutions diverses et variées, mais qui au fil de l'année risquent de se déliter pour revenir à l'état de simples intentions !
Ainsi le CAC40 oscille depuis l'ouverture ce matin entre 4 020 et 3 980 points, et à ce moment précis (14h45) il atteint 3 999 pts soit une baisse de -0,41 %.
L'euribor baisse ce jour dans toutes ses maturités sauf le 1 semaine. La BCE hier n'a pas relevé son taux principal, lors de sa réunion mensuelle, toujours à 1 % pour encore une bonne partie de l'année (toute l'année 2010 ?).
Pour certains la zone Euro est entrée dans une phase "test" (ajoutons de "crash test") avec une variété de pays à des stades différents et inégaux face à cette crise : Tout d'abord bien-sûr la Grèce, sévèrement malmenée depuis 14 mois et au bord de mouvements de crise sociale.
Le Portugal, l'Espagne et l'Irlande viennent allonger cette liste de pays asphyxiés, au bord de la rupture.
Pour éclaircir les choses JC. Trichet a fermement expliqué qu'aucune aide spécifique n'était prévue pour tel ou tel pays en difficulté, sans toutefois citer de nom. En effet il apparaît donc clairement que l'action de fond de la BCE sur les taux longs pour contenir leur niveau actuel autour de 4 % (3,55 % en France pour l'Oat 10 ans ce jour), est suffisante dans ce contexte de fortes disparités de taux ("spreads") entre Etats membres.
| Euribor 15/01/10 | Taux % | Var. % |
| 1 semaine | 0,357 | +0,2809 |
| 3 mois | 0,680 | -0,2933 |
| 6 mois | 0,977 | -0,4077 |
| 1 an | 1,228 | -0,5668 |
Les analyses se succèdent mais la prudence, elle, reste bien d'actualité en ce qui concerne la vigueur de la reprise en cours. Fragilité est encore le maître mot pour parler de l'économie occidentale, et d'ailleurs peut-on vraiment parler de reprise ?
Revenons succintement sur les ingrédients d'une reprise sur des bases solides.
- Le besoin d'un retour de l'investissement productif, pour la simple raison que la reconstitution des stocks dans des délais courts doit nécessiter une augmentation des investissements, et ainsi faire face à une demande grandissante (situation idéale, loin de notre réalité, malheureusement) ;
- la baisse de l'épargne des ménages, censée être redirigée vers la consommation, et donc soutenir la croissance en tant que rouage principal. Une fois passés l'effet d'aubaine des fêtes de fin d'année, et les soldes à leur suite, la consommation ne semble pas repartie hors secteurs subventionnés par l'Etat (prime à la casse, crédit d'impôts énergétique, etc.) ;
- l'augmentation de l'investissement résidentiel, et logiquement une baisse du stock de logements vacants. Pour l'instant d'après les derniers chiffres de la FNAIM et des volumes de transactions enregistrés, un frémissement est perceptible mais pas un large mouvement multiplicateur, loin de là ;
- la hausse des salaires, sujet ô combien "cher" à tous les salariés de la Terre. Devrait être la conséquence de la fin de l'ajustement de l'emploi : D'une situation de surcapacité, c'est à dire de perte de productivité, les licenciements sont décidés pour ajuster l'offre à la demande et ainsi obtenir des gains de productivité. Dans un 2e temps la demande étant à nouveau générée de façon satisfaisante, le chômage peut alors diminuer et les salaires revenir à la hausse. L'importance de la durée de ces effets est primordiale, car c'est elle qui conditionne la "vraie" reprise, durable.
Ces critères sont bien entendu en interaction et sont sensés former un "cercle vertueux" de croissance. Une situation connue en 2003, peut-elle se reproduire aujourd'hui en 2010 dans le contexte de cette crise financière sans précédent, "historique" ?
Personne ne peut malheureusement y répondre, le chemin semble long à parcourir, tant les données essentielles paraîssent bien en-deçà de leur niveau d'influence.
L'équation complexe de la reprise continue de s'écrire sous nos yeux, n'en perdons pas une ligne, par peur de l'inconnue !!
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