Nos indices continuent tous aujourd'hui dans la lancée d'hier, et dans les mêmes proportions.
A commencer par l'Oat / Tec 10 ans qui arrive à 3,71 %. L'euphorie en bourse des dernières semaines et de ces derniers jours, semble retomber progressivement. Les prises de bénéfices trop rapides à très court terme, viennent plomber les efforts de fond pour insuffler cette confiance qui fait tant défaut actuellement.
C'est donc une réelle préférence des investisseurs vers la sécurité des obligations d'Etat, à moindre rendement mais aussi à moindre risque, d'où une légère détente sur le marché obligataire à 10 ans, à l'inverse des marchés boursiers d'actions qui se cherchent.
L'euribor 1 semaine atteint 0,687 % soit une baisse de -1,2931 % par rapport à hier et se rapproche inéluctablement du zéro absolu.
Le 3 mois arrive à 1,25 % (-1,2638 %) et le 6 mois cote pour sa part à 1,453 % (-0,8191 %).
Enfin l'euribor 1 an se retrouve à 1,61 % soit -0,801 % par rapport à hier.
C'est aujourd'hui officiel : la France connait son 2e trimestre de décroissance, et est donc techniquement en récession. C'est un peu plus tard que d'autres pays européens, et l'on vante les mérites du système français plus protecteur et plus interventionniste que la plupart des pays avancés dans le monde.
La crise est donc sans doute "moins pire" que dans d'autres pays, mais en se tournant vers l'avenir, la reprise risque aussi d'être plus lente et timide qu'ailleurs. Tous les mécanismes sociaux français devront être alimentés et cela se fera par paliers, par secteurs et par régions successivement, et cela prendra donc plus de temps qu'ailleurs.
Dans les cycles économiques, une forte récession engendre généralement une forte reprise, après des marges de production rétrécies, et en tout cas pour les pays dont l'effort d'investissement à long terme, dans la recherche et développement, l'innovation, constituent autant d'armes qui solidifient leur économie nationale.
A ce titre la France est aussi relativement bien placée, après les USA bien-sûr, le Japon, la Suède et l'Allemagne. Et c'est certainement sur la répartition des dépenses publiques pour divers secteurs stratégiques, que se fera la différence d'un Etat à l'autre.
La part d'innovation et d'avantage(s) technologique(s), moteurs du démarquage national, doivent venir aussi gonfler les exportations pour faire repartir le PIB dans le bon sens.
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