Un début de semaine plutôt prometteur, nous assistons à la baisse continue de nos 2 indices économiques préférés.
Tout d'abord l'Oat/tec 10 ans arrive à 3,59 %, c'est une baisse de -1,10 % en comparaison de la cotation de vendredi dernier.
Ensuite l'euribor 3 mois atteint 1,927 %, avec une baisse de -0,8235 %. A-t-on besoin de préciser que c'est un record jamais atteint depuis sa création ?
D'un point de vue statistique, la période la plus basse a déjà été évoquée ici, et concernerait même 3 années pleines. En effet prenons le postulat d'un taux euribor 3 mois "plafond" de 2,6 %, car même avec une marge bancaire élevée de +1,6, le taux révisé reste très avantageux à 4,20 % et constitue même pour certains dossiers le taux d'appel lors de la signature.
L'euribor 3 mois a été égal ou inférieur à 2,6 % du 24 février 2003 au 16 février 2006. Avant ou au delà de cette période l'indice est resté proche de cette valeur pendant un certain temps mais a accentué sa courbe en augmentant de façon assez soutenue.
Il faut noter également que cette période de référence a été en Occident une période de crise, cyclique serait-on tenté de dire, eu égard au bouleversement qu'a créé l'éclatement de la bulle internet en 2000, mais aussi l'effet "11 septembre 2001" qui a mis k.o. une bonne partie d'échanges commerciaux et a installé un retour sécuritaire et protectionniste des USA, sortant les américains d'une certaine torpeur et délaissant des pays moins "fréquentables" que d'autres.
Mais objectivement cette crise conjoncturelle n'a pas l'écho du tiers de la crise actuelle. "Notre" crise d'aujourd'hui est si aigüe que les fondements mêmes des échanges internationaux et du monde de la finance, en seront à jamais changés.
Pour continuer la comparaison avec la crise de 2003, nous assistons à un séisme équivalent à un "11 septembre" de la finance. Même si cette analogie laisse à désirer ou est maladroite, c'est bien un sentiment équivalent qui prédomine dans les salles de marchés. Il est grand temps d'y instaurer des règles mondiales, et qui dit règles dit aussi sanctions.
Il n'est pas tolérable de voir des banquiers perdre des milliards de capitaux, et les voir à nouveau renfloués par les gouvernements sans aucune sanction, à part peut-être l'abandon des bonus et autres primes, qui seront de toute façon redistribués une fois l'attention portée sur eux dissipée.
Le banquier est devenu le bouc émissaire de cette crise, et son travail colossal va consister à combattre cette image ternie qui lui colle à la peau. Et comment faire ?
Cher banquier refaites crédit aux ménages et aux entreprises. L'économie redémarrera et tout le monde pourra dire que c'est grâce à vous !! Jusqu'à la prochaine bulle de crédit diriez-vous ? Non car les garde-fous inexistants jusque fin 2007, commencent à se mettre en place, tout doucement. Mr G.W. Bush n'est plus là, et son successeur Mr Obama a déjà accompli des gestes forts dans le sens progressiste et en rupture avec les 8 années passées. Yes we can !
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