L'euribor baisse toujours à 2,149% pour le 3 mois (-2,27 % par rapport à vendredi 23/01).
Le tec 10 aujourd'hui continue de monter légèrement à 3,83 %, ce qui fait quand même une hausse de +3,23 % en comparaison de la cotation de vendredi dernier (3,71%).
Quelle sera la tendance pour les semaines et les mois à venir ? C'est une très bonne question à laquelle personne ne peut répondre, peut-être éventuellement Mme Irma...
Gardons la tête froide, il s'agit d'une situation exceptionnelle, nous l'entendons à longueur de pages de journaux, et tout le monde navigue à vue. Il est clair que le marché obligataire des emprunts d'état est fortement alimenté avec tous les plans de relance à travers le monde, et la remontée du tec 10 traduit cette abondance d'émission d'obligations.
En effet, plus le nombre des obligations est important et plus il faut s'attendre à ce que leur rendement soit moindre, c'est à dire que la plus-value escomptée sera moins importante pour celui qui les achète. D'où une remontée des taux d'intérêt sur le long terme car le risque inhérent lié à ces maturités (au delà de 8 ans) augmente : il est logique de craindre que des évènements conjoncturels se produisent plus dans la durée (horizon 10,15 ou même 30 ans) que dans le court terme. Donc l'investisseur qui prend le plus de risques en achetant des obligations sur 10 ans ou plus, doit -d'après le marché- obtenir un meilleur rendement grâce à un taux d'intérêt plus élevé.
Reste à présent que le risque est par nature difficile à appréhender, tout du moins préfère t-on l'anticiper ou s'en prévenir en préférant avoir des garanties fondamentales, que représentent les états (certains plus que d'autres!) et toute entité gouvernementale nationale, régionale ou locale.
On peut tenter une analogie avec le marché des devises qui trouve ses garanties dans les mêmes institutions et jusque dans les échanges commerciaux internationaux.
La notion de risque liée à la durée de l'opération restera par contre la principale différence entre ces 2 marchés.
Le G20 à Londres en avril prochain (faisant suite à celui de Washington en novembre 2008) pourra donner beaucoup plus de lisibilité dans les objectifs communs mondiaux pour tenter d'assainir la situation financière mondiale, et guidera les marchés, espérons le vers une lueur d'espoir de sortie de crise, mais pas avant le milieu de 2010.
Nota : Les pages éditées dans ce blog reflètent des opinions personnelles, et ne sont en aucun cas des recommandations ou façons de procéder. Ce blog est non professionnel et son auteur n'incite en aucune façon ses lecteurs à suivre son point de vue.